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Transat Québec - Saint malo : Trimaran Sergio Tacchini : La transat Québec Saint Malo dans la poche
le 20 Juillet 2004

Les yeux de Paul, 13 ans et Arthur, 16 ans pétillent de bonheur, ils assistent en direct à la troisième victoire de leur père, Jean-Baptiste Le Vaillant dans la Transat Québec Saint Malo (96, 2000 et 2004). Une escorte de bateaux de toute taille et tout poil accompagne le trimaran Sergio Tacchini vers la ligne d'arrivée, traditionnellement aux pieds des remparts de la cité corsaire. Après une fin de course tyranique pour les nerfs des marins comme des terriens, Karine Fauconnier, Damian Foxall, Ronan Le Goff, Jean-Baptiste Le Vaillant, Antoine Mermod et Brian Thompson concluent en beauté une course d'une intensité exceptionnelle. C'est à 15 heures 50 minutes et 54 secondes (heure française) ce lundi 19 juillet 2004 que le trimaran coupe la ligne d'arrivée de la 6ème Transat Québec-Saint Malo. Ils ne battent pas pour autant le temps de référence de l'épreuve qui restera de 07 jours 20 heures et 24 minutes (Loïck Peyron sur Fujicolor II en 1996). Leur temps de course pour parcourir les 2950 milles est de 7 jours, 21 heures, 00 minute et 54 secondes à la vitesse moyenne théorique sur le parcours de 15,36 noeuds (28,45 km/h).
KARINE FAUCONNIER
La navigatrice commence par citer les membres de son équipage et de son équipe technique avec lesquels « nous ne serions pas là »
La guerre des nerfs avant l'arrivée : « On a angoissé dans les dernières heures. J'en ai même cauchemardé cette nuit. Nous avions 100 milles d'avance au Fastnet et à deux heures de l'arrivée, il n'y avait plus que 15 milles avec les poursuivants ! En fait le vent est complètement tombé comme les fichiers le prévoyaient, mais pas à ce point là quand même. Nous savions que nous avions toujours de l'avance et que nous allions plus vite mais les autres n'étaient vraiment pas loin. Cela aurait été vraiment horrible de perdre après avoir mené la course pendant 3000 milles. Et puis le vent est revenu, le courant était avec nous au Cap Fréhel. Là on a su que ça allait bien finir. »
La victoire en ligne de mire : « L'objectif a toujours été de gagner. Cette course était pour nous. Nous avions le bateau pour, l'équipe pour, l'expérience nécessaire avec le bateau. Il n'y avait pas de deuxième option. A Québec, j'étais sur le dos de l'équipe car je voulais que tout soit parfait et que le bateau soit le mieux préparé possible. Mais très vite j'ai vu qu'ils étaient au moins aussi motivés que moi, voir plus ! »
L'arrivée à Saint-Malo : « C'est toujours extraordinaire à Saint-Malo. Il y avait des centaines de bateaux autour de nous. On ne voyait presque plus la mer. L'arrivé c'est l'euphorie, on prend toutes ces ondes positives d'un coup. C'est fabuleux. »
Son père Yvon Fauconnier : « Il y a 20 ans en 1984, il avait gagné l'Ostar (Plymouth-Newport en solitaire) et avait fini dixième de la première Québec Saint-Malo. Moi, j'ai fait cinquième de l'Ostar et je gagne la Québec Saint Malo, ça va, c'est pas mal. »
La comparaison avec les autres navigatrices : « Je connais bien Florence (Arthaud) et Ellen (MacArthur), nous avons le même amour de la mer et ce même plaisir à naviguer. Je ne fais pas souvent de différence entre les hommes et les femmes sur un bateau, nous sommes des marins avant tout. »
JEAN-BAPTISTE LE VAILLANT :
Jean-Bat a participé aux six éditions de la Québec Saint-Malo et remporte aujourd'hui sa troisième victoire concécutive.
« Je choisis les skippers avec qui je navigue. Il y a lui (il montre Loîck Peyron), Franck Cammas, il y a eu Florence (Arthaud) et aujourd'hui Karine. Je choisis un bateau pour l'aider à gagner. Je mets mon expérience au service de l'équipe et je sais que les choses seront bien préparées et bien faites. »
« Cette édition est de loin celle où il y avait le plus de concurrence et donc la plus grande d'angoisse. Quand à Saint-Paul (dans le Saint Laurent) on voyait onze bateaux à la jumelle, on sait dit qu'il fallait y'aller. On n'a jamais lâché même quand on avait une bonne l'avance. La course pouvait recommencer à Fréhel et on le savait. »
« Naviguer avec un skipper femme m'a toujours plu. Peut être parce que c'est plus difficile...(rires)»
ANTOINE MERMOD :
Benjamin du bord, « Tonio » réalise à 26 ans sa première transat en course et s'offre le luxe de commencer par une victoire de Québec Saint Malo, une course dont il rêve depuis son enfance « Je les découverte en lisant à peu près un million de fois le livre de la Québec Saint Malo 84 racontant la victoire de Royale, j'avais six ans. Alors un rêve aujourd'hui, oui ! »
C'est une course en trois manches : Québec - Saint Pierre et Miquelon, Saint Pierre - le Fastnet et le Fastnet à ici. Nous avions gagné les deux premières manches, il nous fallait la troisième. »
« Aujourd'hui on a passé une heure et demi à tourner autour d'un casier ! Dur pour les nerfs !»
CLASSEMENT ARRIVEE MULTICOQUES 60' :
1 - Sergio Tacchini en 7 jours, 21 heure, 0 minute et 54 secondes
2 - Groupama à 58' 08''
3 - Géant à 1h 00' 55''
4 - Sodebo à 1h 09' 48''
5 - Tim Progretto Italia à 2h 14' 41''
6 - Foncia à 4h, 29', 3''
Source :
Agence Champs Médias, Julia Huve
Photo:
victoire
© Yvan Zedda
Pour en savoir plus :
le site Officiel du bateau
Pour en savoir encore plus : Les caractéristiques du bateau
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