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La solitaire du Figaro : figaro Bostik Findley : « On ne gagne pas la Solitaire Afflelou Le Figaro sans prendre de risques »
le 30 Juillet 2004
C'est parti pour la deuxième étape de la Solitaire Afflelou Le Figaro. A 11h51 précises, les 52 solitaires ont pris le départ pour un parcours long de 462 milles. Le comité de course a annoncé, quelques minutes avant le coup de canon, que la flotte devrait laisser l'Ile de Wight à bâbord. Charles Caudrelier et les autres figaristes débuteront donc cette deuxième étape par une navigation dans les eaux mythiques du Solent. Beaucoup de courant, un vent faible et un trafic généré par la présence des bateaux disputant la Commodore's Cup... la régate s'annonce tactique dès les premiers milles de course dans la célèbre rivière anglaise.
Jusqu'au passage du Phare de Wolf Rock, les marins devront être sur le pont en permanence pour espérer se sortir sans encombre des pièges de la magnifique côte anglaise. Ils devront ensuite traverser la Manche pour rejoindre les côtes bretonnes et rallier enfin la Vendée et Saint Gilles Croix de Vie.
Le skipper de Bostik Findley, actuellement 13ème du général à seulement 10 minutes et 37 secondes du leader, sait que cette étape peut être décisive. « C'est une étape où il peut y avoir des écarts importants. Il faudra forcément prendre des risques donc c'est un peu stressant mais on ne gagne pas la Solitaire Afflelou Le FigaroFigaro sans en prendre ! » confiait Charles Caudrelier en larguant les amarres ce matin.
Météo :
La flotte est sous l'influence d'un anticyclone situé au Sud de l'Irlande, anticyclone qui devrait se décaler lentement, dans 48 heures, au Nord Nord Est. Les deux premiers jours de course se disputeront donc dans des flux faibles et variables.
Les marins qui ont quitté Portsmouth avec 10 noeuds d'Ouest devront rapidement gérer la rotation du vent à l'Ouest Nord Ouest puis au Sud Ouest. Le vent devrait mollir à l'approche de la nuit pour atteindre les 2 - 3 noeuds de Nord Est.
Dans ces conditions, Bostik Findley et les autres Figaro Bénéteau pourraient passer Wolf Rock, pointe Sud Ouest de l'Angleterre, samedi en début de nuit et se retrouver à Ouessant le lendemain soir.
Le départ :
Soleil et vent étaient présents dans la Baie de Portsmouth pour le départ de la deuxième étape. La flotte des 52 Figaro Bénéteau s'est montrée un peu trop pressée d'en découdre. Poussés par le fort courant, de nombreux skippers se sont retrouvés trop hauts sur la ligne avant le coup de canon donné initialement à 11h38. Gilles Sabin, président du Comité de course a donc sanctionné cet empressement par un rappel général.
La flotte a finalement pris un bon départ, sous pavillon noir, à 11h51. Bostik Findley et les autres Figaro, au près, mettaient alors directement le cap sur le Fort de Horse Sand Ford, première marque de passage à laisser à tribord puis sur la Bouée Horse Sand Ford, la Bouée Royal Albert et enfin la Bouée West Ryde Middle avant d'entrer dans les eaux vertes du Solent.
C'est Dominic Vittet sur Atao Audio System qui a été le premier à passer le Fort après un très bon départ. Marc Emig et Fred Duthil étaient respectivement dans son tableau arrière. Charles Caudrelier a également effectué un bon départ. 7ème bateau à passer le Fort, le breton, avec une bonne vitesse au près, était 2ème au passage de la Bouée Royal Albert juste derrière Fred Duthil (All Mer).
Charles Caudrelier :
«Ce matin, les fichiers nous donnent moins de vent qu'hier. Cette nuit et demain, nous allons avoir 5 noeuds de vent, il y a aussi pas mal de petites bulles sans vent. Il faudra soit aller à terre pour chercher les phénomènes de brise, soit aller au large. La deuxième option parait assez intéressante car le vent doit adonner à l'approche de Wolf Rock et cela permettrait d'y accéder avec un angle plus serré. Sur cette étape, il va aussi falloir bien gérer le sommeil. Je n'ai pas dormi du tout sur la première manche et je crois que c'était une grosse erreur. A la fin, je manquais un peu de lucidité. Le soleil plus la fatigue peuvent vraiment jouer sur ton temps de réaction. Une bonne gestion du sommeil est capitale sur chaque étape. »
Source :
Effets Mer, Fabienne Morin
Pour en savoir plus :
le site officiel de l'épreuve
Pour en savoir encore plus : Les caractéristiques du bateau
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