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Trophée BPE Saint-Nazaire - Cienfuegos de Cuba : EN ATTENDANT LA TRANSITION
le 18 Avril 2005
Depuis vendredi, c'est Eric Drouglazet qui mène la flotte du Trophée BPE. Au profit d'un décalage légèrement Sud, le skipper de Crédit Maritime Zerotwo a en effet bénéficié d'un flux plus soutenu et d'un angle de vent plus favorable, le tout lui permettant de reléguer Bostik à la deuxième position. Dépossédé de sa place de leader, Charles a accusé le coup avant de se relancer, plus motivé jamais ! Non seulement, il n'a pas été décroché par « Droug » mais il a su repousser la menace « Davies ».
Depuis la prise de pouvoir de « Droug », Charles se bat comme un beau diable. Ne rien lâcher : une habitude pour le vainqueur de la dernière Solitaire Afflelou Le Figaro ! Un temps troisième, dans le tableau arrière de Samantha Davies, Charles s'est, depuis, réinstallé confortablement à la deuxième place. Au classement de 16h00 heure française, seuls 22,3 milles le séparaient du leader. Un leader dont le matelas d'avance n'a rien de suffisant pour ne plus se permettre de regarder dans le rétroviseur. D'autant que la zone de transition qui se profile devant les étraves des figaristes avive, pour tous, à la fois les espoirs et les craintes.
Le chasseur Caudrelier est en tout cas à l'affût... Les heures à venir vont être particulièrement importantes. La nuit prochaine, la tête de flotte devrait en effet rencontrer des conditions météo instables liées à la zone de transition entre l'anticyclone des Açores et l'anticyclone des Bermudes. Une situation qui a fini de convaincre Charles que tout pouvait encore évoluer. « Actuellement, nous avons un vent de Sud et nous devrions passer un front froid avec, derrière, un vent de Nord Est » expliquait-il ce matin à la vacation. Le skipper de Bostik, désormais décalé d'une trentaine de milles dans le nord du leader, compte sur ce passage délicat pour gagner encore quelques milles et se rapprocher du tableau arrière de Droug. « Je suis bien placé pour la suite. J'attends cette nuit avec un peu d'angoisse mais je suis plutôt confiant. Cette zone sera vécue différemment par chacun et c'est là que peuvent se faire des écarts ».
Derrière ce front froid, c'est une course de vitesse sous spi qui se jouera. Sur des routes quasiment parallèles, l'enjeu sera alors d'être le mieux réglé pour tirer toute la quintessence de son Figaro Bénéteau. Faut-il rappeler que les 12 skippers engagés possèdent strictement le même outil ? Sur les 4 265 milles que compte cette transat, c'est donc l'homme qui fait la différence. Et Charles de nous rassurer ce matin : « A bord de Bostik, tout va bien, le bonhomme et le bateau sont à 100% de leur potentiel ! ».
Interview de Charles ce matin :
« J'ai bien dormi cette nuit même si je me suis levé très régulièrement pour surveiller mes réglages. Je suis content de ma position et je sais que la route est encore longue. Les prochaines heures seront importantes. Demain matin, on sera davantage fixé. Samantha me faisait un peu peur. Je trouvais que c'était elle la mieux placée et d'ailleurs je ne comprends pas le petit retard qu'elle a pris. De mon côté, tout va bien. Le bonhomme et le bateau sont à 100% de leur potentiel. Cette course est véritablement une super expérience ! »
Source :
Effets Mer, Fabienne Morin
Pour en savoir encore plus : Les caractéristiques du bateau
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