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Admiral's Cup : L'Equipe de France "PAPREC" dans l'Admiral's Cup 2003
le 17 Juillet 2003

Le vent se lève enfin sur le Solent. Il pourrait modifier les positions dominantes.
Jeudi, deux parcours "banane" par force 5 à 8... Un temps de breton ?
Est-ce la grâce du Solent, ce bras de mer qui coule d’Est en Ouest entre l’île de Wight et l’Angleterre, un plan d’eau " habité ", en évolution permanente, aussi variable en brises qu’en courants, en puissances qu’en directions ?
Ou n’est ce pas plutôt l’inspiration de ses gentils organisateurs, membres du RORC, qui proposent des parcours d’une richesse étonnante ?
Quelle qu'en soit les raisons L'Admiral's Cup est encore une fois à la hauteur de sa réputation,
et, si cette appellation de "Championnat du monde en équipage" est officieuse, elle est grandement justifiée.
"Ici tout se joue en finesse"
Le Capitaine de l’Equipe Paprec, Sébastien Petithuguenin, régatier averti mais néanmoins amateur, s’étonne encore :
" Nous menons une luttre très difficile, le niveau de l’Admiral’s Cup est le plus élevé que nous ayons eu à soutenir en course. Il rend nos victoires de printemps totalement crédibles. Nous n'avons jamais eu l’occasion de régater dans de si belles conditions.
Nos tacticiens se régalent. Ils sont en permanence sur le qui-vive. Le plan d'eau est intéressant et sollicite tout leur talent. Les longs bords des parcours côtiers virent souvent à ce que l’on appelle entre nous " une course de chevaux de bois " …Ici, rien de tel, même ces allures sont variées et requièrent une bonne analyse pour appliquer la meilleure stratégie. . Il faut à tout moment savoir prendre un risque, faire la bonne option. Ce n’est jamais un coup de poker ! Il ne faut faire aucune erreur d’appréciation et être le meilleur au bon endroit. Ici tout se joue en finesse. C’est vraiment passionnant ".
"Quatre minutes de bonheur par manche"
L’enthousiasme est nettement plus réservé à bord de " Groupe Paprec " le plus gros bateau qui ne connaît que " Quatre minutes de bonheur par manche ", comme le dit un équipier avec humour….
Avec Bertrand Pacé à la barre, les lignes de départ sont des leçons de haute volée. Régulièrement en tête, les Français ne disposent que de quelques minutes pour savourer leur leadership, étant le plus petit bateau de cette série, ils se font très rapidement distancer et jouent seuls contre la montre, pour finalement devancer aux points, le grand Sydney 62’ de Vigo qui clôture régulièrement le classement.
Le constat est cruel, les français ont pris possession tardivement de ce prototype construit chez Goetz aux Etats-Unis. Ils n’ont disposé que de quelques semaines pour en découvrir le mode d’emploi et apporter quelques modifications.
" Nous n’avons pas eu le temps de l’optimiser et il en avait bien besoin. Nous avons fait le pari du plus petit rating chez les " gros " et ce n’est pas le pari gagnant " concède Jean-Luc Petithuguenin, l'armateur, Président du Groupe Paprec.
Hier, mercredi les concurrents ont réalisé une très long parcours banane, une régate de huit heures dont ils ne sont rentrés qu’à la nuit. Un parcours constitué de plusieurs aller-retours, commençant par une sortie du Solent par l’Est, contre les courants, pour virer une bouée dans le lit du vent, et revenir au reaching. Le vent, léger, 8 à 12 noeuds, instable et peu fiable, a su jouer avec les régatiers assommés par un ciel de plomb de mauvaise augure.
En IRC, les grosses unités de plus de 50’ (entre 15 et 18 m environ), luttent contre la montre et sont rarement au contact de leur adversaire réel.
Ainsi la tête de flotte menée par l’Australien " Wild Oats " un protoytpe de 60 pieds aussi élégant que rapide n’a pas franchi la ligne avec une avance suffisante sur " Movistar ", l’Espagnol , arrivé quelques 40 minutes plus tard et qui lui souffle la première place de la journée.
En IMS la flotte est beaucoup plus compacte et homogène bien que deux groupes se soient distingués dès les premières manches : les Rodman 42' régulièrement en tête, et les Sinergia 40' menés par "Paprec-Recyclage" qui réussit à s'échapper et s'intercale souvent dans le groupe de tête.
Cette longue inshore n'a pas inspiré nos Castors, en début de parcours : "Après un très bon départ, alors que la flotte s'élançait au près, nous avons choisi de nous glisser par en-dessous et les reprendre avec plus de vitesse. C'était une très mauvaise option ... Nous avons pris un wagon, et avons dû remonter plus d'un km de retard !
Nous n'avons jamais renoncé et nous peinions, jusqu'à ce que l'on s'aperçoive que l'on avait aussi un paquet d'algues sous la coque. Dès que nous avons pu nous en débarrasser, nous sommes remontés, et avons lutté mille par mille, en observant et exploitant les courants qui handicapaient nos devanciers. On finit sixième, mais c'est une place chèrement méritée ! "
Cette sixième manche est remportée par l'Australien "Aftershock" , une victoire qui maintient l'Australie en tête au classement général par équipe.
"Il se passe toujours quelque chose dans le Solent."
Régates du Jeudi 17 juillet
Coup de vent sur l'Admiral's Cup (force 5 à 7 - raffales à 8 ), des conditions musclées qui balaient le classement et redonnent la main aux Espagnols qui font preuve d'une grande régularité.
En IRC : Le Roi d'Espagne enlève les deux manches de jeudi, soutenu par son IMS, "Movistar" qui réalise deux places de deuxième, le "Real Clun Nautico de San Genjo" reconquiert la première place en équipe.
Voiles déchirées, grandes tensions à bord, les navigateurs et leurs bateaux ont été mis à dure épreuve aujourd'hui.
Chez les Français :
"Groupe Paprec" skipper Gery Trentesaux, termine les deux manches 5ème et 8ème.
"Paprec Recyclage" le Sinergia 40, se fait sortir au passage de la ligne d'arrivée et repasse la ligne en 6è place, il pose une réclamation.
Dans la deuxième manche, ils explosent le vit de mulet, une pièce d'articulation entre la bôme et le mât, et finit 7 ème.
Source : Relations presse du Bateau
Source :
Paprec,
Photo:
Paprec dans la mire des canons du Squadron Yacht Club de Cowes.
© Bruno le Berre
Pour en savoir encore plus : Les caractéristiques du bateau
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