Courses Transocéaniques , Transat AG2R
Banque populaire : Haute tension à l'approche de St Barthelémy !
le 27 Avril 2006
 
Le Figaro BANQUE POPULAIRE est toujours en 3ème position de la Transat ag2r. Jeanne Grégoire et Gérald Veniard n'ont pas fini d'en découdre avec une météo capricieuse qui les attend. L'arrivée à Saint Barthélemy est prévue dans les prochaines 72 heures et rien n'est joué au niveau du classement.  Certes les concurrents profitent de conditions météo idéales avec un vent de 15 noeuds et des températures dignes des tropiques, mais le vent est mollissant. Eole serait-il capricieux ? En tout cas, ils espèrent tous ne pas tomber dans la pétole à l'approche de l'île.
 
Comment gérez-vous cette fin de course ?
Jeanne Grégoire : "Nous allons certainement mettre un peu plus de temps que prévu pour arriver à bon port. A l'approche de Saint Barthélemy, le vent s'affaibli et c'est un peu difficile pour les nerfs. Cette baisse de vent va certainement rajouter du piquant dans cette fin de course mais il ne faudrait quand même pas qu'elle se termine dans la pétole ! Ce qui est sûr c'est que tout peut encore changer jusqu'à l'arrivée. Nous avons choisi d'exploiter le côté gauche de la route mais actuellement nous préférons privilégier la vitesse. Nous sommes à l'affût du vent frais pour l'exploiter au mieux. Dans les rétroviseurs, nous apercevons Bilou et Jean Luc (Véolia). Nous restons au contact car il n'est pas question de les laisser partir tous seuls. Avec Gérald, nous allons tout faire pour garder notre 3ème place."

Gérald Veniard (à la vacation de ce matin) : "C'est tendu car les conditions sont très difficiles. Nous sommes rassurés car nous sommes toujours sur le podium mais ça grignote pas mal derrière. Et devant il y a peu de vent, donc c'est assez stressant. Pour cette fin de course, je pense que cela va être vraiment serré. Je suis un peu sur l'expectative concernant la météo à venir. Nous avons fait les 10 derniers jours dans le trio de tête et le stress, alors l'arrivée sera d'une certaine façon une vraie délivrance. Il faut y croire jusqu'au bout comme lorsque l'on joue aux cartes : on a du jeu c'est normal, on a pas de jeu, la chance va tourner nécessairement... ! On fait se préserve pour être en forme et être au taquet jusqu'à la fin !"

Tout va bien à bord ?
Gérald Veniard : "Ca va, il fait maintenant 30 degrés à l'ombre et la mer est à 23 degrés, nous commençons à nous rationner en eau parce que la cuisson quotidienne des pâtes nous a fait consommer plus que prévu. Pour la nourriture, il ne reste plus grand chose de délicieux, par contre, des plats lyophilisés il en reste bien assez pour les 4 jours à venir."

Source : Mille et une vagues, Caroline Concetti